Désolé, par manque de temps, je ne peux continuer ce blog pour le moment. Mais je vous ferez signe quand je m’y remettrai.
Spike.
EDIT: soyons fou, écrivons une merde que personne ne va lire.
Soon: Un truc bien cucul la praline mais j’aime ça.
Désolé, par manque de temps, je ne peux continuer ce blog pour le moment. Mais je vous ferez signe quand je m’y remettrai.
Spike.
EDIT: soyons fou, écrivons une merde que personne ne va lire.
Soon: Un truc bien cucul la praline mais j’aime ça.
Voici un texte que j’ai écris il y a plus d’un an. Je postais une partie sur mon blog tous les x temps. Je ne l’ai pas relu depuis et c’est donc tel quel que je vous le montre. Une nouvelle fois, j’accepte toutes critiques, quelles qu’elles soient. Tous mes textes seront relus et retravaillés quand j’aurai du temps à y consacrer et j’ouvrirai un nouvelle rubrique avec les dits textes corrigés et revus. Merci de votre compréhension.
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PAN !
Une détonation spectaculaire et frissonnante qui retentit, le bruit d’un corps qui bascule vers les abîmes et ensuite… plus rien.
L’index posé sur la détente du 357 magnum qu’il a hérité de son père, Marc repose par terre près de son fauteuil, mort d’une balle tirée en direction de sa tempe droite. Habillé d’un superbe costard-cravatte, et d’une paire de chaussures hors de prix, Marc affiche une expression sereine et détendue. Une coupe de champagne ainsi qu’une lettre ont été soigneusement posés sur la table en face de lui.
Quelques jours plus tôt
- Chérie! Dépêche-toi, nous allons être en retard au dîner des Anderson!
- J’arrive!
Marc vit avec sa femme depuis plus de 6 ans. Six ans d’amour, de complicité et de passion.
Il a maintenant 31 ans et vient de reprendre l’affaire de son défunt père.
- Me voilà!
Julie descendit les escaliers et se campa devant l’amour de sa vie.
Marc la regardait, émerveillé par cette magnifique jeune femme qu’était la sienne. En effet, Julie 28 ans, avait été mannequin à l’âge de 20 ans. Elle persista dans ce domaine jusqu’à sa rencontre avec Marc, deux ans plus tard.
- Tu es chaque jours plus belle encore.
En moins de temps qu’il faut pour le dire, il prit sa femme par les hanches et lui donna un langoureux baiser. Ensuite, ils se regardèrent droit dans les yeux et Marc lui dit le plus simplement du monde, ces deux mots uniques: Je t’aime.
Ils partirent ensuite en direction de leur voiture, une sublime Mercedes coupé sport, et s’en allèrent en direction de la maison des Anderson située à quelques kilomètres de là. Marc ne le sait pas encore mais dans quelques jours sa vie va s’écrouler à tout jamais…
Une demi-heure plus tard, notre jeune couple arriva devant la splendide maison des Anderson.
Marc remarqua la Ferrari Enzo garée non loin de là.
- Ho non pas lui… pensa le jeune homme.
Julie avait elle aussi remarqué la sublime voiture
- Regarde Chéri ! Jean aussi a été invité à la soirée !
- Oui j’ai vu. dit Marc en serrant les dents.
- Cette soirée s’annonce meilleure que prévue.
Elle regarda son mari avec malice mais il ne releva pas sur cette réflexion.
Arrivés à la porte, ils s’échangèrent un baiser volé et sonnèrent à la porte.
C’est Madame Anderson qui leur ouvra.
- Marc! Vous avez pu venir! Je vous en prie, entrez donc.
La maison avait été enjolivée à la manière de Louis XIV: de magnifiques meubles sertis d’or, des miroirs en bronze gravés de motifs spectaculaires, ainsi que des armoires de l’époque en acajou. Sur les murs, de fidèles reproductions des tableaux les plus célèbres : La Cène, La madone à l’œillet, et d’autres, chacun plus beaux que les précédents. Tous peint par la main de Madame Anderson, ce qui avait constitué sa fortune personnelle.
- Amélia, vous êtes exquise se soir, dit Marc en lui baisant la main.
- Insinuez-vous jeune homme, que je ne le suis pas les autres soirs?
- Pardonnez ma maladresse très chère dame, je voulais dire que vous étiez encore plus belle à chacune de nos rencontres.
Cette mégère aimait qu’on pousse à l’extrême lorsqu’on parlait de sa “beauté”.
- Je vous pardonne, pour cette fois. répondit-elle avec un clin d’œil.
Il n’y aurait pas de prochaine fois, mais ça, personne ne le sait encore.
Le maître de maison arriva avec une coupe de champagne dans chaque main.
- Ma’c ! Comment allez-vous? demanda-t-il avec un accent 100% british.
- Charles! Ca va bien et vous?
- On ne peut mieux très cher. Je me sens plus jeune de vingt années, mais avec quarante ans de plus!
La dessus, il rigola comme un niais à sa “bonne” plaisanterie.
- Oui! Et une bouteille de champagne dans le pif aussi! se dit Marc à lui-même.
- Hum hum…
- Marc, tu ne nous présentes pas à mademoiselle! Fit Madame Anderson qui apercevait enfin la jeune femme.
- Ha heu… si, bien sur! Où avais-je la tête! Julie, voici Charles et Amélia, les personnes dont je t’ai parlé et que j’ai rencontré lors de mon congrès en Italie le mois dernier. Charles, Amélia, voici Julie, ma merveilleuse femme.
- Enchanté mademoiselle!
- Pareillement.
Charles prit Marc à part, l’emmena plus loin et lui dit sur un ton amusé qu’il ne s’attendait pas à ce qu’il amène une si charmante créature.
- J’ai beaucoup de chance, je le sais!
- Le mot est faible très cher, très faible..
- Toi, continue à reluquer ma femme comme ça et je te fais bouffer ta cravate. rétorqua Marc tout bas, les dents serrées.
- Comment? Vous savez, à mon âge on est un peu sourd.
- Je disais que Julie était d’une grande beauté et qu’elle faisait très bien à manger!
- Parfait! Comme disait mon père, une femme qui fait bien à manger vaut toutes les cuisinières du monde.
Il partit en rigolant, fier de cette dernière niaiserie.
- Vieux con. ce que le jeune homme garda pour lui.
Marc se retourna et aperçut Julie en pleine discussion avec Jean. Elle avait l’air de s’amuser comme une folle en écoutant ce petit con de fils à papa.
Il allait s’approcher d’eux mais Henri lui tapa sur l’épaule.
- Marc! Comment vas-tu vieux frère ?
- Henri! Quel bonheur de te voir ici.
- Je voulais te féliciter pour ton acharnement lors du congrès en Italie le mois dernier. Tu as vraiment cloué le bec à ses ritals prétentieux! Quand tu leur as annoncé que tu ne t’associerais jamais avec des ringards sans talents, j’ai cru que j’allais faire dans mon froc! T’as assuré mec! Aller je te laisse parce que ma femme a un peu trop bu et je crois qu’elle serait capable de sauter nue dans la piscine si je ne la surveille pas!
Se retrouvant de nouveau seul, Marc chercha sa femme et l’autre abruti des yeux mais ne les trouva pas. Il fronça les sourcils et partit voir en direction de la cuisine.
Amélia Anderson l’interpella une fois de plus. On pouvait voir à sa démarche qu’elle était complètement saoule.
- Vous avez une femme vraiment délicieuse Marc. Petit cachottier! dit-elle en lui pinçant la joue comme si il avait cinq ans.
- Toi ma vieille, je vais te pincer autre chose, sa va pas louper! paroles qu’il garda une fois de plus pour lui.
- Cela fait combien de temps que vous la connaissez ?
- Six ans.
- Faites attention, après dix ans la routine s’installe et cela devient trop monotone! Regardez, Charles et moi cela fait maintenant trente ans que nous sommes mariés et question sexe, je puis vous assurer que ce n’est plus ce que c’était. Surtout question tuyauterie où je vous avouerais qu’avec le temps, mon époux s’est bien ramol…
- Désolé de vous interrompre Amélia, ça a vraiment l’air intéressant mais je cherche Julie. Vous ne l’auriez pas vu par hasard ?
- Quel rapport avec la tuyauterie de mon mari ?
- Aucun !!! L’avez-vous vu ?
- Charles ?
- JULIE!
- Qui c’est ça Judith ?
- Laissez tomber!
Marc s’éloigna en levant les yeux au ciel. Il chercha sa femme pendant près d’une heure mais avec le monde qu’il y avait à la réception, il ne la trouva pas.
- Bon sang!
—-
L’homme remonta sa fermeture éclair.
- Quand?
- Dans trois jours.
- Comment?
- Je te donnerai une clé de la maison. Tu iras t’y cacher et lorsque mon cher mari reviendra du travail tu t’en occuperas. Je te rappel qu’il faut que l’on croie à un suicide! Tu trouveras une arme dans le coffre caché sous le lit dont le code est 240504, date de notre mariage. C’est la vieille arme de son père. Se sera d’autant plus crédible de cette manière.
- D’accord.
- Je t’aime.
- Moi aussi.
L’homme sortit de la pièce, laissant Julie savourer à l’avance ce qu’ensemble, ils allaient accomplir par la suite.
–
Alors qu’il commençait à désespérer, Marc aperçut enfin Julie en haut des marches donnant à l’étage.
- Je peux savoir ce que tu as fait pendant près d’une heure ? demanda-t-il dans un grognement.
- Claude, le charmant major d’homme des Anderson ma fait faire le tour du propriétaire. Tu devrais voir leur salle de bain! Je suis folle de jalousie! Tu t’inquiétais pour moi mon chéri?
Elle avait prononcée ces deux derniers mots avec une telle affection que Marc en oublia son énervement.
- Et bien… hum… ce n’est pas que je m’inquiétais mais je… la dernière fois que je t’ai vue, tu était avec Jean et…
- Tu en as déduis que j’étais avec lui dans une voiture en train de faire des galipettes! Voyons Marc! Tu me connais mieux que ça! Il n’y a que toi dans ma vie, je t’aime.
Elle l’attira vers lui et l’embrassa tendrement.
- J’ai envie que tu me fasses l’amour. ajouta-t-elle à voix basse.
- Là ? Maintenant tout de suite? Devant tout le monde? répondit-il sur un ton amusé.
- Pourquoi pas ? dit-elle en se mordant la lèvre inférieure.
- Donne moi cinq minutes. Le temps de prendre congé auprès de notre hôte.
Et il s’éloigna avec en lançant un clin d’œil complice à sa femme.
Marc alla saluer Charles en donnant comme excuse que Julie était fatiguée et en promettant qu’il repasserait les voir, lui et sa femme, très prochainement. Ensuite il rejoignit sa femme dans la voiture et ils partirent en direction de leur maison, une nuit de sensualités en perspective.
Les jours passèrent… et le soir du drame arriva…
Julie regardait sa montre, qui affichait 22h30.
“Plus que quelques heures…et tout sera enfin terminé…”
Une goutte de sueur froide coulait le long de sa joue.
“Et s’il n’avait pas réussi?”
Elle chassa cette idée de son esprit.
“Il doit avoir réussi! Tout est parfait! Tout a été calculé dans les moindres détails!”
Elle n’en pouvait plus d’attendre. Pourtant il le fallait. Pour ne pas être suspectée par la police, elle devait attendre la fin de son service au bar où elle travaillait depuis plus d’un an, pour rentrer chez elle. Alors, elle découvrirait le corps de son mari ainsi qu’une lettre qui expliquerait la raison qui l’a pousser à se suicider. Elle appellerait alors la police en prenant bien soin de jouer la comédie et elle ne serait en aucun cas inculpée.
“Oui… parfait… tout était parfait!”
- Mathilda! Pour l’amour du ciel, vas-tu revenir!
La chienne revint vers sa maîtresse, la queue entre les jambes.
- Vilain chien! Tu sais bien que maman a de vieilles jambes et pourtant tu continues à t’enfuir de la maison!
Yvonne regardait l’animal avec un œil furibond.
Il est 02h30 du matin, une douce brise parcoure la rue, le thermomètre affiche sept degré Celsius. La lune est pleine et le ciel est dégagé.
- Rentre tout de suite à la maison!
Obéissante, Mathilda parti en direction de la porte. Yvonne frissonna et décida qu’il était préférable qu’elle regagne son lit. Elle allait tourner le pas quand soudain:
PAN !
La vieille dame en tomba à la renverse.
- Qu’est-ce que c’est que ça?
La détonation venait de la maison d’à coté. Elle se précipitait vers l’habitation quand Julie arriva.
- Ju…Ju… Julie! Elle haletait tellement qu’elle était incapable de prononcer le moindre mot.
- Madame Sheltz, calmez-vous, qu’est-ce qui vous arrive?
Yvonne prit une grande inspiration.
- J’ai entendu un coup de feu venant de votre maison!
“Seulement maintenant? Impossible! Ça aurait du se faire il y a des heures!”
- Vous avez dû rêver ma chère Yvonne. Marc a encore poussé le volume de la télé à son maximum, voilà tout. Rentrez chez vous, vous allez attrapez froid.
- Mais…mais…
- Je vais aller lui remonter les cloches et cela ne se reproduira plus. Je n’ai pas envie d’avoir une amende pour tapage nocturne! Bonne nuit Yvonne.
Julie partit en direction de la porte d’entrée.
“Cette vieille folle a faillit tout foutre en l’air!”
La vielle dame haussa les sourcils et retourna chez elle.
Une goutte de sueur coulait le long de la pommette droite de Julie. Sa main tremblante se ferma sur la clinche de la porte d’entrée de sa maison. La jeune femme avait un mauvais pressentiment. Et si cela ne s’était pas passer comme prévu?
Cette question pesait sur la conscience de Julie. Il lui fallut quelques secondes avant d’ouvrir la porte. Le grincement pourtant habituel de celle-ci la fit sursauter.
“Ma p’tite Julie, il faut te calmer!” se dit-elle à elle-même alors qu’elle pénétrait dans le hall d’entrée.
Dans la pièce, régnait un silence, un silence de mort…
“Plus que quelques mètres à faire” se répétait-elle, tout en se rapprochant de la porte du salon, pièce dans laquelle devait se trouver normalement le cadavre de son mari.
Après un moment qui sembla durer une éternité, Julie poussa enfin la porte où allait se sceller son destin.
Elle sursauta en voyant l’énorme tâche de sang sur le mur d’en face et eut un haut-le-cœur.
Mais, l’excitation l’emportant sur la peur, Julie se mordit la lèvre inférieur et regarda ce qui restait de la boîte crânienne de son défunt mari avec délectation.
Elle se pencha et fixa les yeux de Marc d’un air mauvais.
- On fait moins le fier maintenant n’est-ce pas? A celle-là tu ne t’y attendais pas hein mon amour ?!
Un sentiment étrange envahi alors la veuve.
“Où est-il ?”
Elle avait bien entendu le coup de feu lorsqu’elle était arrivée devant la maison mais il n’y avait aucunes traces de son fidèle complice.
Elle allait se lever pour partir à sa recherche mais son intention fut attirée par la cassette vidéo et la lettre posées sur la table non loin de là.
La lettre elle s’y attendait puisque c’était elle qui l’avait écrite quelques jours plus tôt pour que l’on croie à un suicide.
C’était sans doute un vieux western que Marc avait enregistré. Il adorait ça. Il avait sûrement voulu la visionner en rentrant du travail.
“Oui ça doit être ça”
Non convaincue, la jeune femme décida de vérifier son hypothèse. Quelque chose clochait elle le sentait.
Elle mis l’enregistrement dans le magnétoscope et appuya sur Lecture.
Julie sursauta en voyant apparaître son mari à l’écran.
- Qu’est-ce qu…
Marc venait d’apparaître à l’écran. Il était d’une blancheur cadavérique. Sa lèvre inférieure tremblait. Son visage était comme figé, affichant une expression de profond dégoût.
- J’imagine que tu dois être très étonnée. Cela se comprend. Mais je ne crois pas que tu l’es autant que moi je l’ai été quand j’ai trouver dans NOTRE maison, un homme qui m’y attendait sagement pour me mettre six pieds sous terre ! Comment as-tu pu faire une chose pareille ! Me tromper, moi, l’homme qui t’aimait de tout son cœur ! Et le pire dans tout ça, c’est que c’est Henri, la personne que j’ai toujours estimé comme étant mon meilleur ami, qui t’as aidée dans cette machination ! Ce lâche n’a même pas eu le cran d’appuyer sur la détente ! Tu te rends compte ?! Malheureusement pour lui, cette petite hésitation lui a coûté très cher. C’est étonnant de voir tout ce qu’un homme peut avouer avec un flingue collé sur la tempe. Il m’a tout raconté: vos escapades nocturnes, ces nuits torrides passées dans de luxueux hôtels, ainsi que votre plan pour me nuire. Plan assez ingénieux… je dois le reconnaître. Comprends bien qu’après avoir entendu tout ça, je ne pouvais pas le laisser en vie…
Julie ne bougeait plus, elle était comme paralysée.
Marc pleurait de rage désormais.
- Je t’ai toujours offert tout ce que tu voulais ! Tes moindres souhaits et désirs je les ai réalisés ! Je pensais que notre amour ne se tarirait jamais. J’aurais tout donné pour toi ! TOUT !
Tu as tout gâché et j’espère que tu t’en mords les doigts à l’heure actuelle !
Marc se calma, et au bout de quelques seconde, il réussit à sourire.
- Je vais t’épargner toutes souffrances futures ma chérie, parce que, même si tu m’as trahie, je t’aime…
La vidéo s’arrêta alors.
CLAC !
Julie se retourna.
Marc se tenait devant la porte du salon, une arme à bout de bras. La jeune femme compris alors que ce n’était pas son mari mais bien Henri, qui était allongé par terre, à moins d’un mètre d’elle. Son crâne était dans un tel état qu’elle n’avait pas fait la différence.
Elle regarda son bourreau droit dans les yeux. Le bras de celui-ci se leva.
- Tu as perdue…
Pour la deuxième fois de la soirée, un coup de feu retentit. Julie s’écroula sur le sol, une balle entre les deux yeux.
Marc s’avança vers le bar, se servit une coupe de champagne qu’il bu d’une traite, posa le verre sur la table basse, pris l’enveloppe vide posée dessus et y glissa une lettre écrite de sa main. Son visage afficha un sourire satisfait. Il regarda son reflet dans le miroir pour la dernière fois, plaqua le canon de son arme sur sa tempe et pressa la détente…
FIN
© Joris
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Texte imaginé et écrit par Joris GREGOIRE, alias Spike.
Toute reproduction, même partielle est interdite. Les contrevenants s’exposent à des poursuites judiciaires.
- Il est temps.
C’est le réveillon de noël. Une ombre s’avance dans le couloir obscur et froid de la maison où plane une atmosphère mêlée de poudre et de plastique brûlé. Des œuvres d’arts garnissent les lieux d’une morbidité à faire hérisser les cheveux de n’importe quelle personne à l’esprit censé. Des plantes, mortes depuis des semaines, sont disposées un peu partout à l’intérieur du domicile.
L’homme prend son temps pour arriver jusqu’à la porte sertie d’un heurtoir aussi noir que ses vêtements. Dehors, il règne un calme plat. Une brise légère surplombe la rue. Des maisons sont décorées pour ce jour de fête, il est 23h00 et la nuit est déjà tombée depuis bien longtemps.
On entend une portière claquer et un moteur vrombir et ensuite plus rien, c’est à nouveau le silence.
De noires pensées submergeaient l’homme alors qu’il roulait à toute allure sur le boulevard menant à la sortie du village. Plus d’une fois il s’était dit que se serait une mauvaise idée de faire ce qu’il s’apprêtait à faire mais, à chaque fois, une petite voix dans sa tête lui disait qu’il devait le faire, que c’était son devoir, il avait assez souffert pour une vie.
Il mit près de 3/4h avant d’arriver à sa destination, l’esprit embrumé par de profondes pensées. On pouvait entendre des chants de noël au loin. Des guirlandes et autres artifices illuminaient la rue.
L’homme sortit de sa voiture et activa le verrouillage central.
Il marcha en direction du numéro 25 et s’arrêta devant la porte.
Désormais, il était arrivé au point de non retour, il le savait.
Un large sourire se forma alors sur son visage rogné par l’excitation et la démence.
Il toqua à la porte.
Celle-ci s’ouvrit et une bouffée de chaleur en sortit.
- Carl, qu’est-ce que tu fous ici ?! Chérie, ton taré d’ex-mari est devant la maison !
Carl sortit un couteau de sa poche et le mit sous la gorge de l’homme qui lui avait volé sa femme il y a de ça des mois.
Il ouvrit son imperméable et dévoila la ceinture d’explosifs cachée dessous.
Carl sut à cet instant qu’il allait passer un très agréable noël en famille.
© Joris
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Texte imaginé et écrit par Joris GREGOIRE, alias Spike.
Toute reproduction, même partielle est interdite. Les contrevenants s’exposent à des poursuites judiciaires.
Bonjour à ceux qui passeront par ici.
Ici, vous verrez des écrits (les miens pour la plupart), des fiches de films, des photos et autres.
Je vais commencé en douceur car je ne connais pas encore le fonctionnement de wordpress.com.
Au plaisir et bonne visite.